Meilleur film récompensé aux césars: FATIMA

UN PETIT MIRACLE DE CINEMA....
Lors de la 41è nuit des Césars qui, reste un grand rendez-vous du cinéma français, l'Académie des Arts et Techniques du cinéma a délivré son palmarès hier au cours d'une cérémonie somptueuse animée par l'humoriste Florence Foresti.
Le film FATIMA récompensé.
C'est surtout le regard naturel et obstiné que Philippe Faucon réalisateur du film a osé posé dans son film qui interpelle sur cette situation sociale de Fatima . Femme de ménage, émigrée en France qui peine à élever seule ses deux filles avec en plus une faible maitrise du français, Fatima vit cette situation comme une véritable frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles et son entourage dans son travail. Inspiré du journal de chambre de Fatima El Ayoubi et interprété par Sonia Soral, ce film a montré au public toute sa subtilité par sa discrétion tant sa force émotionnelle a été remarquable au plus haut point grâce au travail laborieux et combien judicieux de son réalisateur sur le rôle de ses actrices. Une autre manière d'encourager la diversité au cinéma.
Fatima vient donc d'être récompensé par 2 Césars:
Prix du meilleur espoir féminin:Zita Hanro, actrice
Prix du meilleur film: Philippe Faucon réalisateur pour son film Fatima.
JACKY NAIDJA
P/REPORTERS.DZ 

L'ALGERIE VUE DU CIEL

Le film documentaire "l'Algérie vue du Ciel " de Yann Arthus Bertrand et Yazid Tizi a été projeté en plein air  à la Villa Méditerranée à MARSEILLE.

" L'Algérie vue du ciel " film entièrement  tourné en aérien qui montre les 4 coins de l'Algérie  sur plusieurs saisons a attiré un grand public divers et varié sur l'esplanade de la villa Méditerranée. C'est la 1ère fois en effet que l'Algérie est filmée du ciel et rarement un document de ce genre n'a eu autant de succès et susciter tant d'engouement pour le pays grâce à des images fabuleuses au point que bon nombre d'algériens ont découvert pour la 1ère fois leur propre pays  dans ce film et ils étaient des millions.

Yann Arthus Bertrand le voit comme un film "esthétique et écologique". Et Yazid Tizi co- réalisateur de souligner à ce sujet:" il a parfaitement raison , car la beauté des paysages que les images sublimes ont saisi dans toute leur diversité ont révélé les cultures, démontré les enjeux écologiques actuels, les différents héritages de l'histoire de ce grand pays qu'est l'Algérie et particulièrement les richesses patrimoniales souvent  méconnues et insoupçonnées".

Yazid Tizi, coréalisateur, venu présenter ce film à Marseille   qui a  conquis la presse  et  fait la joie et le bonheur des réseaux sociaux, a précisé que "ce film qui a du sens est profondément attachant  parce qu'il crée du lien avec les autres et il parle sur ce pays aux autres, à tous les autres de l'Algérie et du monde."

Un voyage en images  de 90 minutes dans l'Algérie profonde des Hauts plateaux , celle du Sud avec le Sahara ou celle du Nord plutôt moderne tournée plus vers l'Europe. Emouvant et sensible en même temps qu'éblouissant par la beauté de ses images insolites et parfois surprenantes, grâce à des paysages naturels, fabuleux et historiques, ce film  offre  au grand public une vision pittoresque et inédite de l'Algérie mettant particulièrement en relief son riche patrimoine. C'est une première pour ce pays  et Yann Arthus Bertrand en rêvait depuis longtemps..Et il l'a fait  nous confiait Yazid Tizi.

Pour les besoins de ce reportage inédit en soi, il aura fallu des mois de préparation , de la  grande logistique, et des autorisations administratives de filmer nécessaires à de tels voyages aériens pour raconter un pays en images  qui vont appartenir désormais à la mémoire collective de tous les algériens tant ce film va être diffusé partout en Algérie et dans le monde.

Et à l'occasion de cette projection Yazid Tizi  a bien voulu accorder un entretien exclusif à notre Magazine EL DJAZAIR pour nous dire tout ce qu'il pense de ce film et tout ce qu'il garde de mieux en lui de toute cette aventure extraordinaire de tournage qui aura duré 2 ans. De sa complicité avec Yann Arthus Bertrand et surtout  de l'amitié qu'il lui porte et lui portera toujours  nous a-t-il avoué.

Après plus de 20 ans  de collaboration avec Nicolas Hulot et la production de Ushaïa, Yazid Tizi qui a entamé une  seconde expérience  avec Yann Arthus Bertrand par goût du défi, s'est dit  reconnaissant de la bienveillance  de celui qu'il considère comme un maitre et un grand artiste pour toute son œuvre.

EL DJAZAIR MAGAZINE: Tout le monde s'accorde à dire que le film "l'Algérie vue du ciel" est un  hymne à la beauté de ce pays. Qu'en pensez vous?

YT: C'est vrai, il est dédié particulièrement à la beauté comme un hymne grâce à  ce travail artistique et esthétique que Yann Arthus Bertrand a voulu lui imprimer.. Car quand on fait un film sur  un territoire 4 fois plus grand que la France, on est obligatoirement attiré par ce qu'il y a de plus beau et c'est ce travail esthétique de Yann Arthus qui en  ressort.

Il y a comme une histoire à raconter entre Yann Arthus Bertrand et vous d'une part, l'Algérie et ce film, d'autre part. Est- ce vrai?

Très certainement . Il y a une vraie histoire  d'amitié très profonde et chaleureuse entre nous mais aussi d'amour avec l'Algérie qui est mon pays. Cela fait 3 ans  qu'on travaille ensemble, avec les mêmes goûts, de la qualité artistique, du sens  et du fond. Et quand il s'agit surtout d'histoires humaines, cela va avec des valeurs. Mon histoire avec l'Algérie est très simple: c'est une histoire de cœur. Mes parents sont natifs de la vallée de la Soumam. je suis né en France et je suis aussi français avec cette double culture. Comme mes parents, j'ai l'Algérie au cœur et c'est un grand honneur pour moi de faire ce beau  film sur mon pays.

Par ce voyage à travers l'Algérie, cette histoire  qui est aussi la vôtre parle aussi  à d'autres?

YT: Evidemment. C'est comme un retour aux origines, aux sources, d'un enfant qui est rentré au pays et qui parle à tous. C'est aussi un questionnement  sur soi à travers la découverte de l'Algérie qui s'est opéré depuis, en tous cas chez moi.

Pensez-vous que ce film peut devenir un lien très fort de  l'Algérie avec les siens?

C'est sûr...D'abord quand on a réfléchi sur le fond pour faire une découverte du pays pour les algériens  et par les algériens, c'est aussi pour qu'ils se redécouvrent eux- mêmes. Et tout le monde s'est aperçu  de cette découverte à travers la beauté et le respect du pays  par le respect de soi-même.

Ce film peut-il être considéré comme une sorte de réconciliation de l'Algérie avec les algériens et tous ceux qui aiment l'Algérie où qu'ils soient?

C'est l'objectif de Yann Arthus Bertrand depuis toujours qui pensait à la réconciliation entre la France et l'Algérie. C'était très important que tous les algériens  se retrouvent dans ce documentaire.

 

Pensez-vous que le cinéma en général ou un film documentaire de ce genre peut être un vecteur de promotion aux relations Franco algériennes par exemple? 

Oui modestement. Mais il peut contribuer à un certain réchauffement  entre les peuples français et algérien même si c'est toujours compliqué parce qu'il y a ce poids de la mémoire , du passé.  Il faut admettre donc qu'il faut du temps et justement ce film  avait pour objectif de tenter une réconciliation des algériens avec eux-mêmes d'abord, des algériens avec la beauté et l'histoire de leur pays, de leur patrimoine et pour la plupart c'est un commencement. Yann Arthus avait effectivement dans sa tête cet objectif avec ce film avant de le réaliser.

C'est un film donc qui s'adresse  aux autres, en France mais aussi à travers le monde dites-vous?

C'est un film pour tous, humaniste  qui a pour principe la bienveillance, la générosité envers les êtres humains où qu'ils soient. Au départ à l'endroit des algériens, mais avec un message profondément humaniste, généreux et bienveillant  comme "HUMAN"  qui va être bientôt sur les écrans qui a aussi le sens de l'éthique de l'esthétique. L'Algérie c'est une 1ère étape  qui s'est installée au mois  de juin sur le chemin de HUMAN et de TERRA. Deux autre films. C'est aussi un long chemin que Yann Arthus Bertrand  veut conduire pour amener ce sujet  aux débats de la COP 21 du mois décembre prochain. L'Algérie étant d'abord une étape de cœur  et d'amour pour nous .

Parce qu'il y a le portrait de l'humain et de l'humanité entière?

OUI c'est exactement cela. Dans l'Algérie vue du ciel on a des portraits de gens, paysans, des gens au travail, à la plage, des gens dans le Sahara,  des regards aussi de ces gens simples,  accueillants et chaleureux car il nous paraissait très important de les monter tels qu'ils sont mais on ne peut pas faire un film sur l'Algérie sans les algériens sans leur donner la parole. Ce film va être diffusé partout  en Algérie, en langue arabe et en langue berbère car il a une valeur patrimoniale importante et les algériens doivent  savoir qu'ils ont un pays magnifique de beauté et de richesse.

Cette réussite ne s'est pas faite sans difficultés sans doute?

Comme bien même il y a eu des difficultés plutôt administratives.. l'intérêt est que le film soit là et réussi grâce au concours de tous les partenaires et celui du Ministère de la Culture, l'AARC, le Ministère de la Défense en Algérie, les partenaires français et les coproductions, la Villa Méditerranée, le Conseil régional Paca et tous ceux qui ont participé de près ou de loin et sans qui ce film n'aurait pas existé. Ce succès annoncé de plus de 3 millions de spectateurs  et quelques 12.50 de parts de marché pour France tv  à la 1ère diffusion, on le doit aussi à tous les algériens qui vont certainement  continuer à aller voir ce film qui est le leur évidemment.

Avez- vous un dernier message  à délivrer aux marseillais ce soir et lequel?

C'est un message d'amour d'abord auquel j'associe Yann  Arthus Bertrand et Michaël Petiot qui a écrit le commentaire. je le répète: "Regardez l'Algérie comme vous ne l'avez jamais vue auparavant et à  travers cet émerveillement  de sa beauté, on a voulu susciter un nouveau respect, pour ce pays, un nouveau départ en espérant que tous les algériens de Marseille et d'ailleurs, et tous les gens  qui ont un  lien affectif avec l'Algérie, auront compris qu'à travers ce film,  ce beau pays est un pays de cœur, d'amour et de paix. L'Algérie a besoin de tout ça comme tout le reste du monde  et espère un mieux vivre ensemble pour son peuple et pour  toute sa jeunesse  pleine de talent et d'énergie.

JACKY NAIDJA                        jana.presse@free.fr

 

 

 

SALON DE L' ALGERIE à MARSEILLE

 

Avec AHMED LAHRI Journaliste du JT de CANAL ALGERIE, venu à la foire pour animer les conférences débats

Avec les représentants de Adjlia immobilier domiciliés à Bedjaia

Association des Etudiants et cadres algériens de France avec la très sympa et dynamique Nadia

Agence qui gère un portail web d'annonces des professionnels en immobilier

Stand de Djenane Malek de Timimoun avec M Toufik Boudraa qui propose une maison d'hôte dans le Gourara

 

Avec Mohamed Aziz DEROUAZ, ancien ministre de la jeunesse en Algérie,réputé pour avoir été le meilleur  entraineur de l'équipe algérienne  nationale de hand-ball

 4France-Algérie : ce qu’il faut savoir des19 nouveaux accords de coopération

 

La deuxième session du Comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien

a mobilisé de fortes délégations de ministres de part et d'autres, sous la conduite des

deux chefs de gouvernement Abdelmalek Sellal et Manuel Valls, le 4 décembre

dernier. Si elle a donné lieu à de nombreux commentaires généraux dans la presse

algérienne et françaises, peu de détails ont été donnés sur les quelque 19 accords de

coopération paraphés à cette occasion par les deux gouvernements ou sous l'égide de

ceux-ci.

Or, une majorité de ces accords concerne l'industrie, la formation professionnelle,

mais aussi la normalisation, la plupart en lien avec la volonté, côté algérien, de

moderniser et diversifier l'industrie locale en bénéficiant des savoir-faire tricolores.

Ils ne manquent donc pas d'intérêt. D'autant plus que beaucoup sont l'aboutissement

concret des groupes de travail montés dans l'ombre et suivis par la Mission de

coopération industrielle et technologique franco-algérienne créée au printemps 2013

par les deux pays pour activer les projets*.

Quelques semaines après l'inauguration à Oran de la première usine automobile de Renault en Algérie, projet emblématique qui a confirmé la "lune de miel" que

traversent les relations bilatérales entre les deux pays, plusieurs accords concernent

ainsi des sociétés françaises et algériennes et auront des retombées industrielles et

commerciales, en particulier dans les secteurs du logement, du ferroviaires et de

l'agriculture :

 

- Dans l'habitat : protocole d’accord entre la société française IBSE International

-spécialisée dans l'ingénierie de programmes de logements - et le ministère algérien

de de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville sur des garanties d’achat de la

production d’IBSE (préfabriqués); IBSE est en effet porteuse d'un projet

d'industrialisation de la production de logements en Algérie.

- Dans le ferroviaire : un protocole d’accord pour l’extension de l’activité de Cital SPA -joint-venture (JV) créée en 2011 pour l'assemblage et la maintenance des

tramway- à l’ingénierie, la fabrication et la maintenance d’autorails entre, la Société

nationale des transports ferroviaires (SNTF) algérienne, Cital SPA, Ferrovial

(Entreprise nationale de construction de matériels et équipements ferroviaires),

Entreprise du métro d'Alger (EMA), Alstom Transports et Alstom/Algérie;

création d’une JV (49-51%) dans le domaine des études et engineering pour la

réalisation des infrastructures et matériels ferroviaires, entre Sitirail (filiale de

SNTF) et Systra/France.

-Dans l'agriculture et l'élevage : protocole d’accord pour la constitution d’une

société mixte en matière de semences céréalières et fourragères entre le groupe

coopératif français Axéréal et l’Office algérien interprofessionnel des céréales;

convention cadre de partenariat économique et d’appui technique à la structuration

et au développement de la filière bovine algérienne entre SGP Proda et Onilev pour

la partie algérienne et Interbev, association interprofessionnelle du bétail et des

viandes, pour la partie française.

D'autres accords sont le résultat des travaux menés par les multiples groupes de

travail formés à la suite de la relance de la coopération franco-algérienne, en 2012,

dans le cadre du Comité intergouvernemental de haut niveau, et sont sensés

répondre aux besoins de l'Algérie en matière de formation technique et de

normalisation, notamment pour l'industrie. Citons notamment : la convention de

partenariat pour la création d’un centre d’excellence algéro-français de formation

aux métiers de l’énergie et de l’électricité; une convention de coopération

professionnelle entre le ministère de l’Industrie et des mines algérien et l’Institut

d’économie industrielle (IDEI) de Toulouse concernant l’accompagnement

pédagogique au développement de l’Ecole nationale d’économie industrielle

(ENEI) algérienne.

Enfin, toute une série d'accords de coopération dans les domaines de la formations

professionnelle, de la normalisation et de la métrologie et de la coopération

technique a été signé sous l'égide des deux ministres français et algérien Emmanuel

Macron et Abdessalam Bouchouareb, respectivement chargés de l'Economie, de

l'industrie et du numérique et de l'Industrie et des mines, lors de leur entretien

bilatéral du 4 décembre. Voici les principaux :

- Ecoles : convention entre le ministère algérien de l’Industrie et des mines (MIM),

l’Ecole française des mines et l’Association pour la recherche et le

développement des méthodes et processus industriels (Armines) portant sur la

France-Algérie : ce qu’il faut savoir des 19 nouveaux accords de coopé... Page 2 sur 3

file:///C:/Users/khodri/AppData/Local/Temp/Low/6XFYSHAG.htm 24/04/2015

création et la réalisation d’une "Ecole des Métiers de l’Industrie" (signée par le

fonds alégrien SGP Equipag et Mines ParisTech); convention entre le MIM et

l’Ecole d’économie de Toulouse sur la création d’une « Ecole nationale d’économie

industrielle »(SGP Equipag et Haut responsable des partenariats technologiques et

industriels, pour le MIM et Université Toulouse I Capitole); convention de

coopération professionnelle entre le MIM et l’Agence des villes et territoires

méditerranéens durables (Avitem) pour la réalisation, la mise en activité et le

développement d’un Institut supérieur de formation en logistique (signataires SGP

Equipag, MIM, Avitem).

- Métrologie/normalisation : convention sur la normalisation entre l’Institut

algérien de normalisation (Ianor) et l’Association Française de Normalisation

(Afnor) (signataires, les deux organismes); convention de coopération dans le

domaine de la métrologue pour un accompagnement intégré à la réalisation et à la

mise en service d’un "laboratoire national de référence en métrologue" entre le MIM

le Laboratoire national de métrologie et d’essais français (LNE) (signataires les

deux organismes).

- Coopérations techniques diverses : accord de coopération entre Bbifrance et le

MIM (Fonds de garantie des crédits aux PME – FGAR/Direction générale de la

petite et moyenne entreprise – DGPME); protocole d’accord entre le MIM et le

Centre technique de la conservation des produits agricoles (CTCPA); protocole

d’accord entre le MIM et le Centre technique des industries mécaniques (Cetim);

protocole d’accord de partenariat entre Sanei Ascenseurs et la SGP Cabeleq sur la

création d’une société commune.

Le Premier ministre algérien, cité par elwatan.com, a cité l'ouverture de l'usine

Renault comme «le bon exemple de partenariat gagnant-gagnant que nous

ambitionnons de démultiplier avec les opérateurs français dans d’autres domaines

d’activité, tels que l’agriculture, l’énergie et le tourisme». L'avalanche des projets de

coopération signés à Paris semble confirmer cette orientation.

Christine Gilguy